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Rosa Candida d’Audur Ava Ólafsdóttir

Rosa Candida d’Audur Ava Ólafsdóttir
Arnljótur, un jeune homme de 22 ans, décide de quitter son Islande natale et ses champs de lave pour la plus grande roseraie du monde.
Là-bas, il pourra planter la Rosa Candida, une espèce de rose à huit pétales, unique au monde, que sa mère adorée cultivait dans sa serre.
Ensemble, ils partageaient la même passion qu’elle lui avait transmise, l’horticulture. Mais, depuis sa mort dans un accident de voiture, il ne veut plus rester dans la maison de son père octogénaire où vient le retrouver le week-end, son frère jumeau autiste.

Et c’est un voyage initiatique qu’il va ainsi vivre jusqu’au jardin moyenâgeux du monastère, dans un pays jamais nommé.
Ses boutures de Rosa Candida à la main, il prendra d’abord l’avion, avant de se faire opérer de l’appendicite et d’être hébergé chez une ancienne camarade de classe qui finira par dormir dans son lit, mais avec laquelle il ne tentera rien.
Il traversera ensuite des forêts en voiture où il rencontrera un gentil couple d’aubergiste qui le nourrira bien, l’hébergera et finira par lui demander d’accompagner leur fille à 6 heures de route pour son cours d’art dramatique.
Puis, il arrivera enfin à destination. Il se liera d’amitié avec Frère Thomas, un moine cinéphile et linguiste, qui ne regarde que des films d’auteur et dans leur langue originale, avec lequel il passera ses soirées, alors qu’il occupe ses journées à remettre en état le jardin.
Jusqu’au jour où Anna, la mère de son enfant, qu’il n’a revu que trois fois depuis leur « quart de nuit » d’amour dans la roseraie de sa mère, où Flora Sol fut conçue, débarque chez lui.
Et après lui avoir demandé de s’occuper quelques semaines de sa fille, le temps qu’elle termine d’écrire sa thèse en génétique, elle finit par s’installer chez lui dans le petit appartement qu’il a loué pour l’occasion.

Sa vie de célibataire s’en retrouve ainsi complètement chamboulée, et en même temps qu’il va découvrir la paternité, il va se mettre à la cuisine pour endosser son nouveau rôle.

Rosa Candida est un livre touchant, comme on en lit peu.
Même si elle n’est pas trépidante, cette jolie histoire que nous offre Audur Ava Ólafsdóttir est presque un conte qui oscille entre gravité et légèreté, joie et tristesse. Et où elle dépeint avec finesse et humour un personnage principal insolite dont la naïveté et la candeur le rendent profondément attachant.

Publié en 2010 en France, ce livre, le premier de l’auteur, est sorti en 1998 en Islande où il fut largement salué par la critique.

Rosa Candida d’Audur Ava Ólafsdóttir chez Zulma

Morceaux choisis :

« Ta maman et toi, vous parliez beaucoup ensemble tandis que Jósef et moi, nous nous taisions beaucoup ensemble. »

« Il faut regarder la souffrance dans les yeux pour pouvoir partager celle de ceux qui souffrent. »

« Je ne regarde, de préférence, que les films qui sont plus grands que la vie, dit-il en me tendant la boite qui était sur la table. »

« La beauté est dans l’âme de celui qui regarde. »

« Rares sont ceux qui prennent le temps de penser à la mort. Et puis il y a ceux qui n’ont pas le temps de mourir. C est un groupe qui s’accroît. »

« J’ai tellement peur que mes pensées se voient sur mon visage. Anna est sûrement une de ces personnes sensibles qui voient les pensées sous forme d’images entourées de dentelle nuageuse, avant même qu’on les ait cogitées soi-même jusqu’au bout. »

« Il y a tant de facettes à l’union d’un homme et d’une femme, que ce n’est pas un tiers qui pourra comprendre ce qui se passe entre eux. »

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Catégories: Critiques, ★★★☆☆ - Bien

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