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Le Jour des Abeilles de Thomas Sanchez

Le Jour des abeilles Thomas Sanchez
Un professeur d’université américain, passionné par le peintre espagnol Zermano décide d’enquêter sur sa vie, ce qui l’amène dans un village provençal où sa muse, Louise, aurait résidé.
Il se rend dans la maison qu’elle avait habitée et dont la vente aux enchères vient d’avoir lieu.
Et il trouve par le plus grand des hasards, cachée dans des paniers à la cave, toute la correspondance qu’elle lui a écrite pendant ces années de guerre et qu’elle n’a jamais envoyée et celle qu’il lui a écrite.

Commencent alors les histoires entremêlées de cet historien et de son avancée dans la compréhension de la vie du peintre et celle de ce couple malmené par la vie.
Ce livre, largement inspiré de la vie de Picasso aurait pu être excellent. Il est bien écrit, comporte de l’intrigue, une passion amoureuse entre les deux protagonistes et surtout la Grande Histoire, celle de la Guerre d’Espagne et de la Seconde Guerre Mondiale se mêle à la petite, celle de Louise et Zermano.
Mais, l’auteur aime trop décrire des passages horribles, à la limite parfois du supportable, ce qui loin de donner du crédit au roman, nous donnerait envie de nous en détourner. Un livre pour être convaincant sur les horreurs de la guerre n’a pas forcément besoin de rentrer dans les détails sordides. Cela donne l’impression que l’écrivain a une certaine jouissance à nous les restituer, notamment les scènes de viol et d’accouchement.. On regrette également une fin à la Da Vinci Code qui nuit à la qualité du livre.
Âmes sensibles, s’abstenir !

Morceaux choisis :


Notre chaos personnel est insignifiant au milieu de cette tempête, mais ce qui paraît insignifiant aux autres est pour moi une blessure mortelle.

Un cœur brisé est comme une fleur coupée, plus longtemps il reste dans l’eau de la mémoire, plus il souffre.

J’ai appris qu’il n y a pas besoin d’être deux pour faire la guerre. On peut être en guerre contre soi-même, dans son propre coeur.

Pour les amoureux, entre le désir et la fin du monde, il n’y a que du désir. N’existe que l’éternel instant du présent.

Quand il se produit des choses vraiment indicibles, certaines personnes n’ont aucun souvenir de l’événement ; d’autres se rappellent chaque détail. D’autres encore revivent sans cesse l’événement jusqu’à ce que leurs souvenirs finissent par se substituer au réel.

Je n’ai pour vivre que mon passé, qui est ma seule certitude.

Comme tous les couples, nous nous croyions différents, à l’abri.

La vie de l’art, c’est la création ; la création d’une femme, c’est la vie.

L’amour est toujours une mutilation du moi.

Je ne pourrai jamais retourner à la solitude qui m’a autrefois servi de refuge…

Quand on vit que dans le souvenir. La vie se meurt.

Quand il pleut dans les hautes montagnes les pics disparaissent au milieu du brouillard et mes genoux arthritiques me font souffrir de la douleur du souvenir.

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