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Le plagiat, un nouveau concept marketing ?

Ticket d’entrée plagiat-mace-scaron Les medias et le monde littéraire sont en émoi. En effet, depuis plusieurs jours, ils sont secoués par une nouvelle affaire de plagiat.
Après PPDA, il y a quelques mois, c’est au tour de Joseph Macé-Scaron, directeur adjoint de Marianne et surtout directeur du Magazine littéraire d’être accusé.

Son nouveau livre, intitulé Ticket d’entrée, publié au printemps chez Grasset aurait de trop grandes similitudes avec un ouvrage, publié chez Payot. Ce seraient même des paragraphes entiers que le journaliste aurait emprunté à American rigolos. Chroniques d’un grand pays, de l’Américain Bill Bryson, sorti en 2001.

C’est une enseignante qui a découvert le pot aux roses et qui a immédiatement contacté le site Acrimed (Action-critique-médias). Par le plus grand des hasards, il a fallu que cette internaute ait justement enchaîné la lecture des deux livres… Depuis, la toile ne parle plus que de ça.
Interrogé dans l’émission Arrêt sur Images, l’écrivain aurait d’abord reconnu l’accusation, en parlant de «conneries », considéré comme un peu léger par certains. Puis, il se serait récrié en disant que finalement, il avait utilisé des notes de travail qu’il comptait modifier plus tard, un argument déjà utilisé par son compère PPDA, pour sa défense, il y a quelques mois.

Or, ce qui est délicat, c’est que ce livre fait non seulement partie des meilleures ventes de l’été, mais qu’il a en plus obtenu le Prix de la Coupole, qui récompense un roman « qui fait preuve d’esprit ». On peut imaginer combien le jury lui ayant décerné le dit Prix doit se sentir.

Mais ce qui paraît étonnant, c’est qu’à l’heure d’Internet, où l’on sait combien il est facile de découvrir un plagiat, que l’auteur ait eu l’audace de s’inspirer d’un livre sorti en France, il y a si peu de temps.

Surtout, comme le dévoile l’Express, que l’auteur n’en est pas à son premier coup d’essai. Son livre Trébizonde avant l’oubli, publié en 1990, était déjà fortement inspiré du Premier Journal Parisien d’Ernst Jünger.

Devant cette étrangeté, on est en droit de se demander si « l’accusation de plagiat » ne jetterait plus vraiment l’opprobre sur l’écrivain qui le commet. Et que de pratique courante, il serait même devenu la meilleure publicité qui soit !

Particulièrement, en pleine rentrée littéraire, où 600 nouveaux ouvrages déferlent dans les librairies, espérant tous faire partie des quelques élus.

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